31/12/2010

> Image pianiste

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> Image Chinois

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> Image Klee

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> Image bouleathé

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> Mais qu'est-ce que vous faites tous chez moi ?

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Quand je jette un oeil aux statistiques du blog, je m'interroge.

Selon Haut et Fort, ce blog reçoit entre 70 et 170 visiteurs par jour (en réalité la moyenne tourne autour de 100). 63% de ces visiteurs viennent d'une adresse directe et les autres débarquent ici un peu par hasard.

Le compteur de la colonne de droite donne des chiffres un peu plus bas car il ne tient pas compte des "robots" des moteurs de recherche qui ne se lassent pas de passer me dire bonjour.

Un système me permet de voir la requête précise de ceux qui débarquent ici suite à une recherche sur google. Je rigole parfois quand je lis par exemple, dernièrement :

"appareil génital crocodile"

"pancarte bébé à bord"

"Harry Potter alcoolique"

"Crazy Frog Noël"

Et je me demande, encore et encore, mais vous êtes qui, vous qui passez par là ?

J'ai toujours fermé les commentaires pour de multiples raisons (la première étant la paresse d'avoir à contrôler voire à répondre !) Aujourd'hui j'ouvre (provisoirement ?) dans la colonne de droite une sorte de mini forum où vous pouvez vous exprimer. Donc...

Vous qui passez par là, prenez quelques secondes de votre temps pour m'indiquer qui vous êtes !

Par exemple : nom, âge, profession, pourquoi vous venez lire ce blog, et tout ce qui vous passe par la tête (euh... non, pas tout...)

Je sais, ça fait un peu sondage mais ça me fait plaisir de pouvoir vous imaginer enfin un peu. Merci !

> COLONNE DE DROITE, RUBRIQUE "A VOUS DE CAUSER"

> SOS Espace insécable

Espace insécable : taper " & n b s p " (sans espace !)

> Amélie Nothomb a un zizi

medium_brad.gifSur les conseils de l’excellent blog de Doc-doc (que j’avais oublié de mettre dans mes favoris, erreur réparée !) j’avais visité à trois reprises le site de Brad-Pitt Deuchvalh (je viens seulement aujourd’hui de comprendre le jeu de mots. Oui, je suis un peu long à la détente…)

J’ai trouvé ce blog pas trop mal, marrant et provoquant. Je n’ai jamais cru que l’auteur racontait sa véritable vie (trop de détails abracadabrants, une construction proche de la nouvelle, tous les ingrédients d’une recette accrocheuse : violence, sexe et caca.) J’ai douté qu’il puisse avoir véritablement 15 ans, mais pourquoi pas ?

Or voilà t’y pas que l’autre excellent blog Madame, c’est noté ? (celui là est dans mes favoris depuis un bon bout de temps) m’annonce que derrière Brad-Pitt Deuchvalh se cachait en réalité Amélie Nothomb (et qui se trouve être aussi, au passage, la blogueuse de Philograph).

L’imposture littéraire n’est pas un phénomène nouveau. On se souviendra de J’irai cracher sur vos tombes, que Boris Vian fit passer pour un roman américain, du double goncourtisé Romain Gary/Ajar, et de Lila dit ça d’un soit disant Chimo.

Le roman, mensonge par essence, visant un effet de réel, se prête par excellence au jeu de la tromperie, au grand plaisir des lecteurs. Pourtant, à la révélation d’Amélie Nothomb, je ne ressens aujourd’hui que l’effet d’un pétard mouillé.

Bon, d’accord, c’était elle.

J’aime bien Amélie, moi. C’est ma copine les soirs où je ne veux pas me prendre la tête. De livre en livre, je lui reproche toujours quelque chose (sauf Stupeur et tremblements, parfait !) : Attentat trop clichesque, Cosmétique de l’ennemi trop décevant, La Métaphysique des tubes trop inégal, Hygiène de l’assassin trop ennuyeux, Les Combustibles trop intellectuel. Mais, comme vous le constatez, j’y reviens, encore et toujours. Parce qu’elle sait, par l’histoire et le ton, accrocher le lecteur, le séduire, le faire attendre, ne pas le lâcher. C’est un tour de main, elle a le métier pour ça.

medium_skelettor.jpgEt c’est justement ce qui me pose problème pour Brad-Pitt Deuchvalh. Amélie Nothomb a, en quelque sorte, choisi d’accomplir une demi imposture. C’est-à-dire qu’elle a employé toutes les recettes du roman par nouvelles à travers un simili blog. Conclusion : rares sont les internautes qui ont cru vraiment aux histoires racontées (même si on a, pour la plupart, cru à l’âge de l’auteur). Ça semblait trop préfabriqué.

Une autre alternative aurait été de pousser l’imposture à fond et, tout en gardant la verve de Brad-Pitt, de raconter des évènements qui auraient pu passer pour vraisemblables, un peu à la manière de certains faux reportages qui dissimulent en réalité des fictions. Et là, je crois que j’aurais été vraiment baba d’apprendre que j’avais été piégé. Pourtant, dans ce cas, le blog aurait-il été aussi intéressant ? Je ne pense pas.

Amélie Nothomb a donc été nécessairement coincée dans ce paradoxe et c’est tant mieux. Je suis ravi de voir qu’il est difficile de s’emparer totalement du réel et que tous les reality shows du monde sentiront toujours le décor.

Dans les blogs de type « journal intime », les mots, dans leur maladresse parfois indigeste, dans leur immédiateté, dans leur excès, révèlent la matière brute d’une existence. Ils sont, par essence, impubliables tels quels en livre. C’est toute la différence entre une photo de vacances et une photo d’art. La photo de vacances permet, malgré elle, un accès direct à une véracité, une personnalité et une familiarité. La photo d’art fabriquée touche aussi, bien sûr, mais sur d’autres plans.

Reste une histoire, souvent inégale mais pas mal du tout. Si vous n’avez pas trop le temps, je vous conseille les passages suivants :

> La naïveté

> Le plus beau jour de sa vie

> Le club des femmes

> Flash spécial