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  • Fifa 20 : si près du but…

    Que les détracteurs de FIFA Ultimate Team sur le site futboltenic et autres sans talent du ballon rond ne vomissent pas de désespoir : Fifa 20 est un cheval fougueux qui s’apprivoise doucement mais surement avec le temps. Ecoeuré et paumé, au début, comme un mioche oublié dans une orgie, on résiste, ulcéré, au ras-le-bol et à l’envie de brûler vif le dvd. Puis, partie après partie, les déclics s’enchaînent et l’on finit par taquiner à l’aveugle, sans même penser à y penser, ce qui nécessitait, dix matchs plus tôt, une mise en pause, trente secondes de réflexion et quatre mains en rab. Terriblement laborieux mais monstrueusement jouissif. Au point de se repasser en boucle vos tacles les plus burnés au ralenti.

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    FIFA 20 : Bref, on s’éclate dans les tranchées. Pour s’emmerder aux avant-postes  ?

    Dans Fifa 20, le nouvel opus d’EA donne de l’air, du rythme et du talent aux attaquants. Dopage ? Surboostage ? Plus simple et plus sain : l’IA en bave autant que nous pour défendre ! Autrefois étouffés par un pressing de morbac sous coco, les offensifs s’octroient quelques mètres carré supplémentaires d’espace vital pour s’offrir le luxe de cogiter (pas trois heures non plus hein…) et de placer, enfin, des dribbles de tous les jours.
    On n’en devient pas pour autant un Lionel Messi. Chaque geste technique, timing et opportunisme obligent, se mérite et ne sert le plus souvent qu’à créer ce micro-décalage qui permet de dénouer et d’aérer derrière le jeu de passes. Etourdissant. Le champ des possibles n’a jamais été aussi vaste.
    Alors round 20, perfect ?

     Et bordel, y a un « mais »…

    Un gros même. Quand on flirte tant avec la perfection et qu’on n’en exige pas moins du joueur, le plus infime hoquètement dans la mécanique de jeu fait grincer tout l’engrenage. Fifa ultimate team s’épargne le gros défaut sale qui tâche mais nous inflige une batterie de petits loupés qui sabordent cette promesse de perfection. Le système de  changement de joueur, salement laborieux, vous coûtera dix buts et trois manettes par saison. Doublez la mise avec l’IA de vos collègues globalement brillante, ponctuellement aux pâquerettes. Sans oublier un homme en noir, pathologiquement accroc aux péno. Et qui ne sait pas compter jusqu’à six, le gardien adverse s’offrant parfois  20 secondes tranquillou pétou pour dégager. A savourer quand vous êtes menés 1-0 à la 88ème minute en finale de Ligue des Champions…


    Bref, France-Brésil en puissance, Fifa 20 flirte, à force de microdéconner par ci par là, avec le France-Bulgarie de 94. Un potentiel de champions et des promesses d’étoiles sur le maillot barbouillés par des ginolettes (comprenne qui pourra…). Trop con. Mais trop bon quand même. Par cette impression rare d’enfin toucher, après quelques années d’updates à plein tarif, à un nouveau jeu de foot. Par un plaisir de jeu qui survit aux petites conneries. Et par cette conviction presque mystique qu’il faudra être prêt pour un Fifa 13 enfin parfait.