« 2007-03 | Page d'accueil
| 2007-06 »
30/05/2007
> Arnaque sur Club Internet suite et fin

Lire le précédent article (ci dessous) pour comprendre la teneur du problème.
J'ai bien pris connaissance de votre mail concernant le réengagement de votre abonnement.
Je vous informe qu'une réponse vient d'être apportée à votre précédent mail concernant la même demande.
Eux (Charlotte) :
Cette question ne peut être traitée par mail de manière efficace.
L'échange de questions et de réponses nécessitant de nombreux mails, il est en effet beaucoup plus rapide de procéder par téléphone.
Je vous invite pour cela à nous contacter directement au 0892 01 1000 (0,34 euro/min) 7j/7 de 9h à 22h.
Moi :
Bonjour,
Vous traitez mon problème en me proposant une communication payante alors que les faits sont indéniables et assez simples.
Vous refusez par mail tout arrangement.
Je vais donc ce soir diffuser largement l'information sur internet.
Merci de votre mauvaise collaboration, je n'aurai que plus de joie à faire votre publicité...
Eux (Noémie) :
Je vous informe que le 27.04.2007 vous avez donné votre accord pour continuer votre abonnement chez Club Internet. Par ailleurs, vous contestez votre nouveau engagement. Je vous confirme l'annulation de l'engagement d'un an, vous gardez seulement l'ancien engagement jusqu'au 10/06/2007. Cette information ne sera pas visible sur votre compte mais a bien été enregistrée dans votre dossier.
Quant à votre demande portant sur le matériel Club Internet, je vous informe que le 28.04.2007 un nouveau modem vous a été envoyé. Afin d'eviter les pénalités pour le non retour du matériel, je vous invite à renvoyer l'ancien équipement dans son emballage complet d'origine, accompagné d'une lettre explicative à l'adresse suivante...
ENFIN !
Aucune excuse, je renvoie le modem à mes frais. Ils annulent seulement l'engagement d'un an...
Je suis las d'écrire des lettres. Ca m'amusait au début, je me sentais aussi assez scandalisé, pas pour l'arnaque en elle même mais à cause de cette impression de me faire b... bien en face, comme si c'était tout à fait normal. Et puis, je me demandais jusqu'où ils pouvaient aller dans leur surdité !
11:25 Publié dans Mal chronique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : arnaque, club internet, club-internet, vente forcée, contrat, résilier, naid
> Arnaque sur Club Internet

Vos réponses laconiques à mes trois mails précédents laissent à penser qu’il faut que je vous explique ma situation plus lentement pour que vous soyez mieux à même de me comprendre. Rappel des faits :
Je suis abonné à vos services (téléphonie illimité et internet) et je n’ai pas à m’en plaindre : ça fonctionne très bien !
Un commercial charmant de Club internet m’a contacté. Voilà, en résumé, notre formidable échange :
– Monsieur Bonifas, votre abonnement touche à sa fin. Et Club internet vous propose d’avoir, pour le même prix, la télévision numérique…
– Désolé mais cela ne m’intéresse pas, je n’ai pas la télévision et ne veux surtout pas l’avoir !
– Mais votre abonnement touche à sa fin. Vous ne souhaitez pas souscrire à cette nouvelle offre ?
– Mon abonnement touche à sa fin ?
– Oui. Il va se terminer le 29 mai.
– Mais c’est possible de continuer comme avant, sans télévision, avec les mêmes services et au même prix ?
– Bien sûr, vous allez recevoir une lettre de confirmation.
– Mais, il faut se réengager pour un an ?
– Oui.
– Bon, d’accord !
Quelques jours après je reçois une confirmation de mon abonnement…
Quelques jours après je reçois une lettre me demandant de renvoyer mon modem à mes frais. Etrange…
Quelques jours après je reçois un nouveau modem. L’ancien est-il obsolète ? Il fonctionne très bien.
Puis je lis avec stupéfaction, presque à la loupe, les petites lignes de mon premier contrat :
Article 3-2
A l’issue de la période initiale d’engagement correspondant à l’offre commerciale choisie par l’abonné […] l’Abonnement sera renouvelé par tacite reconduction pour des périodes successives de 30 jours, à laquelle l’une ou l’autre des Parties pourra mettre fin à n’importe quel moment.
Incroyable ! Mon abonnement ne touchait donc pas à sa fin. Le commercial a résilié mon contrat pour m’en faire prendre un autre à l’identique. Je n’avais pas à me réabonner pour un an. Je n’ai donc pas à renvoyer ce modem à mes frais.
J’explique cela au service client, à travers plusieurs mails.
Une certaine Georgianne me répond :
Je vous confirme que lors de la souscription à une nouvelle offre, Club Internet s'engage à remplacer votre ancien modem avec un nouvel équipement.
C'est la raison pour laquelle vous avez reçu le modem Clubbox. Je vous invite à renvoyer l'ancien équipement, etc.
Deuxième mail, deuxième réponse, cette fois d’Annie :
Après examen de votre dossier, je constate que vous avez souscrit à l'offre ADSL2+ et téléphonie le 27 avril 2007 avec un engagement d'un an.
Troisième mail, réponse d’une dénommée Charlotte :
Vous avez souscrit le 27 avril 2007, nous avons envoyé un courrier de confirmation concernant votre abonnement chez Club Internet le 28 avril 2007.
Dès la réception du courrier, vous avez eu à disposition un délai de 7 jours pour nous contacter afin de nous faire part de votre demande de rétractation.
Ce délai étant dépassé, je ne peux donner suite à votre demande.
Pourriez-vous, mesdames, répondre à ces questions très précises demeurées à ce jour sans réponses. Je les reformule avec des options numérotées : je pense que vous ne perdrez ainsi pas de votre précieux temps à formuler des phrases (sans faire de copier/coller), tâche qui vous semble difficile :
QUESTION A
Votre commercial m’a forcé à me réabonner pour un an en me faisant croire que mon abonnement était terminé :
1- Parce que c’était un stagiaire en vacances qui n’a pas eu le temps de lire le contrat. Il souhaitait me rendre service.
2- Pour me faire bénéficier d’un modem noir plus joli que le modem rose.
3- Parce qu’il touche une commission au nombre d’abonnements souscrits.
4- Parce qu’il souhaitait me faire une blague.
QUESTION B
Selon vous, j’ai souhaité me réengager pour un an et vous renvoyer le modem à mes frais alors que si je n’avais rien fait, tout aurait continué comme avant et au même prix parce que...
1- Je ne sais pas quoi faire de mon temps. J’aime résilier des contrats pour reprendre exactement le même.
2- C’est le moyen pour moi d’avoir une correspondance internet avec des filles aux prénoms charmants.
3- Votre commercial était si gentil que je souhaitais participer à sa revalorisation salariale.
4- Je suis vraiment trop con.
QUESTION C
Que comptez-vous faire pour régulariser cette situation ?
1- M’offrir l’équivalent du prix du renvoi du modem en mois d’abonnement et annuler cet engagement d’un an.
2- Me présenter de plates excuses.
3- M’expliquer qu’en cas de vente frauduleuse ou forcée, je ne dispose pas seulement de 7 jours pour résilier.
4- Rien du tout.
Une petite recherche sur internet aux mots « arnaque » « vente forcée » et « club internet » donne de très nombreuses pages dont des cas en tout points similaires au mien. Je ne donne que les premiers liens :
http://www.infosadsl.com/viewtopic.php?p=9220
http://www.comlive.net/sujet-20859.html
http://www.echosdunet.net/phpBB2/viewforum.php?f=62&s...
http://www.dslvalley.com/forum/viewtopic.php?id=51278
http://www.lesarnaques.com/forum/viewtopic.php?=&p=13...
Pour info, la présente lettre est publiée sur mon blog http://bonifas.hautetfort.com/ et sera envoyée demain aux sites dédiés à l’informatique et aux associations de consommateurs. Si tous les internautes abusés font comme moi, je pense que votre notoriété va s’accroître.
Veuillez recevoir, Mesdames, Mesdemoiselles, mes salutations les plus cordiales,
Sébastien Bonifas
10:40 Publié dans Mal chronique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : arnaque, club internet, club-internet, vente forcée, contrat, résilier, naid
28/05/2007
> Les règles d'or du polar

Dans ce récit, Hervé découvre les 15 règles secrètes du polar parfait, punaisées dans le bureau de son père. Bien entendu, le roman en question exploite lui-même ces règles.
Je tiens juste à dire que ces soit pseudo lois sont seulement des outils, des défis amusants, et que la qualité d’un bon récit ne se mesure pas aux recettes employées, loin de là ! Les principes qui suivent s’appliqueraient plutôt à un whodunit à suspense, bien loin des tendances actuelles du polar.
Donc, just for fun :
Les 15 règles secrètes du polar parfait
Règle numéro 1
Cocktail polar : mélangez pour moitié du mystère, pour un tiers du danger, pour un quart de rêves ratés, complétez d’un peu d’étonnement, saupoudrez d’une pincée d’amour. Tout le reste est littérature.
Règle numéro 2
Le suspense est une arme chargée laissée sur une table. Qui s’en servira ? Quand ? Pourquoi ?
Le mystère est une arme déchargée laissée sur une table. Qui s’en est servie ? Quand ? Pourquoi ?
L’action est une arme en cours d’utilisation. Peu importent alors les questions, puisque le sang coule.
Règle numéro 3
L’inquiétude c’est le sentiment que tout va mal. La peur c’est la crainte que tout devienne encore pire. La terreur c’est la certitude que tout va devenir encore pire.
Règle numéro 4
Un chapitre commence dans l’action et finit dans l’attente. Avant le point final, sème des points d’exclamation et d’interrogation.
Règle numéro 5
Le polar est le lieu du stéréotype et de la transgression. Le meurtrier, le héros, et même toi, l’auteur, devrez agir par surprise, par choc, par violence. Caresses et coups de poing : s’appuyer sur les règles habituelles, morales, sociales, logiques, narratives, mais pour mieux les briser.
Règle numéro 6
Faire varier à l’infini l’arme, le lieu, le tueur, la victime, le mobile, le témoin et l’alibi jusqu’à trouver la bonne composition. En définitive, une histoire d’amour est un polar peu imaginatif où deux personnes sont leurs tueurs réciproques, incarnant eux-mêmes leurs mobiles, et étant leurs propres armes et témoins. Ils n’ont souvent pourtant aucun alibi valable.
Règle numéro 7
Du moment que le cerf volant danse, on ne regarde pas la grosseur de la ficelle. Le lecteur croit tout pourvu qu’on lui en donne l’envie. Ne t’acharne pas à faire du vrai, crée une tempête de tous les diables.
Règle numéro 8
Le lecteur résout difficilement le problème car :
- Les informations essentielles sont noyées dans d’autres, secondaires.
- Le lecteur croit des personnages qui se trompent ou mentent.
- La solution est si originale qu’elle en est impensable.
- La solution est si simple qu’elle en est évidente.
Règle numéro 9
Il revient de la règle numéro 8 que le polar est un tour de magie. Aux moments où un spectateur attentif pourrait voir le truc, le prestidigitateur attire le regard par un geste. Il conditionne une illusion par des paroles trompeuses. Une fois le secret révélé, il est si simple qu’on se traite d’imbécile de ne pas y avoir pensé. Donc, soyez habile. Un polar à moitié réussi est un polar tout à fait raté.
Règle numéro 10
Chaque personnage a faim d’une chose presque impossible à obtenir. Que désirent, plus que tout, tes personnages ? Fortifie cette faim, donne leur à peine de quoi manger, voilà : l’assassin prêt à tuer, le héros à tout sacrifier.
Règle numéro 11
Chaque page fait évoluer les personnages dans leurs actions, leurs rapports aux autres, leurs états d’être. Dans un polar, le seul personnage inactif, sans relation et qui ne change pas d’opinion est le cadavre.
Règle numéro 12
Le coupable est l’innocent parfait : un alibi en béton armé, un mobile improbable, des qualités de héros. Si on l’accuse c’est à tort, on lui fera d’autant mieux confiance après.
Règle numéro 13
Qui est victime ? Qui est bourreau ? Le héros, côté sombre, pourrait être un assassin. L’assassin, côté lumière, pourrait être un héros. Un bon polar peut-il être moral ? N’existe-t-il pas de mauvaises raisons pour faire le bien, comme de bonnes pour faire le mal ?
Règle numéro 14
Ton style sera vrai, vivant, rapide. Peu de mots mais justes, au service de l'histoire. Un style pour briller c’est du vernis à ongles sur des doigts sales.
Règle numéro 15
On peut écrire un excellent polar sans respecter aucune de ces règles.
J’ai cherché si d’autres auteurs avaient établi des règles pour le polar :


Les dix règles pour écrire un bon polar selon Carlo Lucarelli
Cet auteur de polars italien est professeur d’écriture créative à l’académie « Holden » de Turin mais aussi à la prison de Padoue.
1) Partir d’un "mystère mystérieux", c’est-à-dire intriguant, inquiétant, un de ces mystères qui ne laisse aucun répit et dont on ne sait comment il va finir.
2) Distiller les informations au lecteur avec parcimonie. Ne pas tout raconter d’emblée. Maintenir le suspens.
3) Conduire le lecteur vers une première solution du mystère, puis par un coup de théâtre, ouvrir la porte d’un second mystère.
4) Créer un bon personnage principal.
5) Créer un bon personnage qui épaissit le mystère, qui le complique.
6) Situer l’intrigue dans un environnement connu et crédible.
7) Maintenir un rythme d’écriture trépidant.
8) Construire une machine narrative, une histoire pour raconter quelque chose que l’on estime important (ce que l’on appelait jadis le “message”).
9) Ecrire dans le meilleur style. Choisir le vocabulaire le plus soigné.
10) Oublier toutes ces règles.
Si Carlo Lucarelli vous a donné l’envie d’écrire des romans noirs, voici un ouvrage pour vous éviter l’angoisse de la page blanche. « Polar : mode d’emploi » de Stéphane Bourgoin chez Encrages explique tout sur le point de vue narratif, le style ou le choix des personnages avec les conseils d’experts tels que Frederic Brown ou John Dickson Carr.
Et si vous voulez en savoir plus, voilà quelques petits trucs d' Elizabeth George:
“ J’essaie de construire chaque roman comme une tapisserie, dans laquelle l’analyse de caractères et l’étude du système social s’entremêlent – un roman qui tienne compte de l’environnement. Et puis, il faut une intrigue, aussi, et pour ça, j’ai besoin d’un lieu riche, dense, tel que l’Angleterre – Londres et sa banlieue, par exemple. Si j’ai choisi Londres, c’est parce que je trouve cette ville pleine d’atmosphère. Elle m’évoque des choses qui ne me viendraient pas à l’esprit en Amérique – surtout dans le sud de la Californie.
Parfois, je commence par faire une esquisse de l’histoire, et c’est après seulement que je vais chercher le lieu adéquat. Une fois que j’ai trouvé l’intrigue, l'assassin, la victime et le mobile, par exemple, je pars chercher un cadre pour mon histoire ; ce cadre va m’apporter de nouveaux éléments pour étoffer mon intrigue. Mais ce sont toujours des endroits que l’on peut retrouver, parce qu’ils existent réellement. Il m’arrive de changer les noms, mais c’est très facile de les reconnaître quand on y est déjà allé.
J’étudie la psychologie humaine dans un contexte de crise familiale ; pour faire un bon roman policier, la situation doit être explosive, donc le plus intime possible. Si vous plongez un couple dans une situation de crise, vous allez réveiller chez eux des comportements pathologiques très profonds. C’est cela qui m’intéresse : étudier l’individu dans des situations de stress, et la façon dont certains éléments pathologiques remontent à la surface ”.
(Elizabeth George : extrait du documentaire: " Un job sanglant. Le polar, l'auteur et son privé - Elizabeth George et Linley / Havers")

1. Le cas qui constitue le sujet est un mystère en apparence inexplicable.
2. Un personnage - ou plusieurs, simultanément ou successivement - est considéré à tort comme le coupable, parce que des indices superficiels semblent le désigner.
3. Une minutieuse observation des faits, matériels et psychologiques, que suit la discussion des témoignages, et par-dessus tout une rigoureuse méthode de raisonnement, triomphent des théories a-prioristes et hâtives. L’analyste ne devine jamais ; il raisonne et observe.
4. La solution, qui concorde parfaitement avec les faits, est totalement imprévue.
5. Plus un cas paraît extraordinaire, plus il est facile à résoudre.
6. Lorsqu’on a éliminé toutes les impossibilités, ce qui demeure, bien qu’incroyable au premier abord, est la solution juste.
Vous connaissez d’autres listes de règles pour le polar ?
Vous avez conçu vous-même d’autres règles ?
N’hésitez-pas dans les commentaires !

20:55 Publié dans Ateliers d'écriture | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : polar, jeunesse, littérature, règles, lois, un bon polar, atelier d'écriture
27/05/2007
> Premiers mots
Nez à nez, nouveau né,
J’ te chante la comptine, tout bas, en sourdine,
Deux trois petits mots doux pour que la vie dure.
Ta mère a planté tes grains de beauté,
Tu as ses cheveux, ses yeux et mon rire.
J’ vais te dire l’amour, là, que tu respires, que tu respires.
Refrain
Un, deux, trois, une et un font trois
Quatre, cinq, six, tu grandis mon fils
Sept, huit, neuf, à peine sorti de l’œuf
Dix, onze, douze, chante le baby blues
Voilà, je te vois,
Trois petits tours
Et puis s’en va
Pas à pas, premiers pas,
Bienvenue dans la ronde, sur la mappemonde,
Aimer ça va vite, ça tombe, ça s’agite.
Faudra bien tomber, te relever, tomber.
Bouffer de la terre, planter le mystère.
On est tous des mômes déguisés en hommes.
Laisse les nationales, va, suis ton étoile, suis ton étoile.
(Refrain)
Cœur à cœur, même pas peur,
T’en verras, mon gars, de toutes les couleurs,
Des beaux et des bas, du mal et du froid
Jusqu’à la trouver, une fille soleil
Elle fera de toi son plat principal
Et puis un enfant, auquel tu chanteras, tu chanteras…
(Refrain)
14:05 Publié dans Chansons | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : chanson, enfant, sébastien Bonifas, Sébastien Ami
25/05/2007
> Le lit

Toujours la même routine. Au bureau, personne ne m’adresse plus la parole depuis que David s’est fait virer. Ça murmure derrière mon dos. Ils croient que c’est moi qui ai dénoncé ses coups de téléphone en Amérique aux frais de la boîte. Sont certainement jaloux, en vérité, de mon augmentation. De retour à l'appartement, j’ai eu la surprise de trouver mon lit déjà fait. Il m'arrive parfois de le border, mais le soir, juste avant de me coucher. Sans doute, dans un moment d'égarement, ce matin...
Samedi 9 octobre
Ai acheté des courgettes, beaucoup trop. Vieux réflexe de cuisiner pour deux. Moi qui n'aime pas manger le même plat d'un jour sur l'autre. Lu le journal pour un nouveau travail : rien. Café et cigarettes. Me limiter au moins sur le café. Aussi, une impression bizarre qui ne me lâche pas : plus je regarde mon lit, plus je trouve qu’il me regarde. Juste une sensation sans autre image précise : j’ai la sensation que mon lit m’observe. Impossible, bien entendu. Ce serait un portrait au mur, je pourrai encore comprendre. Mais un lit... Une heure du mat, trop traîné, dormir maintenant.
Dimanche 10 octobre
Nuit très agitée, à me retourner sans cesse. Je commençais à m’endormir et je sentais les draps bouger autour de moi, onduler lentement. Comme des caresses. Les hallucinations n'ont cessé qu'une fois debout. Ai cherché la pharmacie ouverte le dimanche. La vendeuse trop jeune, trop belle. Pas osé demander un calmant, comme un vieux déglingué. Me retrouve avec des pastilles au menthol.
Lundi 11 octobre
Téléphoné au boulot pour leur dire que je ne viendrai pas à cause d’un gros rhume. Dormi toute la nuit dans le sofa, à me poser sans cesse la même question : et si c’était une lit ? Et si elle était amoureuse de moi ?
Mardi 12 octobre
Pastilles au menthol finies. Journée dans la cuisine. N'ose plus regarder la lit. L’idée de passer ma vie avec elle me déplaît singulièrement. Pourtant, déjà huit ans que nous dormons ensemble. Je risque de lui briser le cœur.
Mercredi 13 octobre
En ai longtemps parlé à l’armoire et elle est d’accord avec moi : un lit ne peux pas être vivant. Me voilà rassuré.
18:55 Publié dans Court toujours | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : nouvelle, lit, amour, sébastien ami, sébastien bonifas
24/05/2007
> Le savon totalitaire

Le laboratoire cosmétique Aleva lance une campagne de pub aux US, en jouant la carte de la transparence... des vêtements. On vous montre tout : fesses, seins, sexes, mais surtout pas de plis et pas trop de poils.
Ca s'appelle Nothing to hide. Cliquez ICI pour voir la vidéo et LA pour visiter leur site.
Cette pub me crée un malaise que je ne saurais pas vraiment définir. Ce qui me gêne peut-être, c'est que le corps représente une immortelle jeunesse aseptisée, une norme de propreté absolue. Certes, si la présentatrice est Aryenne, on trouve aussi un black et des brunes. Si les marchands de savon prenaient le pouvoir, 100% sécurité (parce que, comme dit la poupée dans ce clip, une peau bien entretenue, ça peut même vous sauver d'un cancer), nos placards ressembleraient à ces choses en inox, nos fauteuils à des sièges de dentiste, nos femmes à ces beautés sans odeurs, de quoi rendre tout sexe définitivement mou... Et la nuit, seulement la nuit, les vieux et les moches cachés dans les sous-sols sortiraient pour faire le ménage...
J'ai un peu de bide, je ne me lave pas les cheveux tous les jours, je commence à avoir des petites rides sur le front et j'aime ça...
Et pour enfoncer le clou un peu plus, parce que ces gentils publicistes, avec leurs images, sont aussi responsables de ça :
10:05 Publié dans On ze net | Lien permanent | Commentaires (6) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : sexe, propreté, publicité, nudité, totalitarisme
14/05/2007
> VICTOR ET LA FILLE DE LA LUNE
7 à 99 ans
Récit jeunesse
Victor est un enfant surdoué. Alors que ses parents passent leur temps devant la télévision, il crée des machines extraordinaires dans son atelier au grenier. Sa dernière invention, un télescope spécial, lui révèle qu’une très belle bergère vit, avec des poissons volants, sur la face cachée de la lune. Il se rend sur place, en skis volants, et provoque une catastrophe…
Thèmes : créativité, altérité, mal du pays, amitié, télévision…
> Le récit complet (pdf. Patience : 1,86 Mo !)
> La fiche de présentation (Word)
Les illustrations, en noir et blanc dans ce manuscrit, sont en couleurs dans la version définitive.
Textes et illustrations déposés chez CopyrightFrance.com : reproduction et diffusion interdite
13:15 Publié dans OUVRAGES COMPLETS DE SEBASTIEN AMI / ONZE | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : auteur jeunesse, manuscrit, roman, sébastien ami, sébastien onze
> LA VERITABLE HISTOIRE D'ULYSSE
10 à 99 ans
Roman jeunesse
Saviez-vous qu’Ulysse avait rédigé un journal de bord, bien avant qu’Homère, qui cherchait à chanter un best-seller, ne récupère son histoire ? Voici donc le véritable récit d’Ulysse, comment il construisit la vache de Troie, comment il fit couler l’île gonflable d’Eole, comment il faillit rester une fausse chèvre toute sa vie auprès du Cyclope, comment il fit du tourisme aux Enfers, comment il demanda une sirène en mariage, comment il vendit son histoire à Homère et rentra auprès de Pénélope et Télémaque qui auraient préféré, on les comprend, que le héros reste quelques années de plus perdu en mer.
> La fiche de présentation (Word)
Textes et illustrations déposés chez CopyrightFrance.com : reproduction et diffusion interdite
12:20 Publié dans OUVRAGES COMPLETS DE SEBASTIEN AMI / ONZE | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : auteur jeunesse, manuscrit, roman, sébastien ami, sébastien onze
> GROS MALIN

9 à 99 ans
Roman jeunesse
Pascal est gros. Les insultes, les humiliations, il encaisse, question d’habitude. Question de caractère aussi, car Pascal en veut à peu près à tout le monde, fait son malin, et ne sait dire que non. Aussi, quand une fille de sa classe lui propose d’adopter un chien, il se demande bien pourquoi il n’a pas refusé...
Thèmes : intégration, obésité, amitié, relation à un animal, effort physique, pardonner…
> La fiche de présentation (Word)
Textes et illustration déposés chez CopyrightFrance.com : reproduction et diffusion interdite
11:35 Publié dans OUVRAGES COMPLETS DE SEBASTIEN AMI / ONZE | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : littérature jeunesse, sébastien ami, roman, obésité
12/05/2007
> LE SECRET DE LA VESTE MONDE

8 à 99 ans
Roman jeunesse
Laura a acheté une veste peuplée de centaines d’êtres incroyablement minuscules. Les Textils vivent dans des huttes de fibres, élèvent des troupeaux d’acariens et se soucient parfois de savoir quel « Dieu » porte leur monde. Yaol, un jeune émissaire, est envoyé en expédition jusque dans le creux de l’oreille de Laura pour communiquer avec elle. C’est le début d’une incroyable amitié…
Thèmes : l’ami imaginaire, la frime, le mensonge, l’absence du père, et l’idée que l’on peut se faire de… Dieu !
> La fiche de présentation (Word)
Textes et illustration déposés chez CopyrightFrance.com : reproduction et diffusion interdite
12:15 Publié dans OUVRAGES COMPLETS DE SEBASTIEN AMI / ONZE | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : littérature jeunesse, sébastien ami, roman













