27/01/2007

> On a tous un Philibert

medium_philibert_marilou.jpgUne bande dessinée pour le moins étrange dont on ne peut ressortir indemne et qui devrait se trouver dans toutes les bibliothèques des collèges et lycées (et dans la vôtre ?). Comment parler de l’inclassable Philibert de Marilou, de Capucine et Olivier Ka ? On est proche de l’Ecume des jours, de Boris Vian, dans une histoire à mi chemin entre l’intime et le fantastique.

Marilou, vendeuse de parfums dans un grand magasin, souhaiterait une vie épanouie avec, notamment, un petit ami. Seulement, comment faire quand on a un Philibert à la maison ? Ce monstre, un gros tas, est seulement bon à se nourrir de tripes et à retenir Marilou chez elle. D’un point de vue symbolique, le monstre incarne bien évidemment une partie « noire » de la personnalité de Marilou. L’histoire, dont le sens paraît au premier abord évident, se tisse ensuite avec subtilité dans une succession d’évènements très forts. Ceux qui ont déjà traîné, dans leur vie, un Philibert, ne manqueront pas de se ronger les ongles à la lecture de ce fabuleux récit, que renforce l’apparente naïveté du trait de Capucine.


Les premières pages c’est ICI.

Le site d'Olivier Ka (auteur jeunesse et plus si affinités) c'est ICI.